 |
| Auteur |
Message |
Paul Lary
Age: 64
Inscrit le: 25 Mai 2008
Messages: 37
|
Posté le:
15 Aoû 2008 à 11:52 Sujet du message: Parce que tu étais là |
  |
Aussi loin que remonte ma souce de mémoire,
Encombrée des débris des hivers menaçants,
Avec des jours heureux et des matins sans gloire,
La vie m'était précieuse comme le plus pur diamant
Parce que tu étais là.
L'ombre pouvait s'étendre sur les cercles endeuillés
Des façades sinistres de nos étoiles mortes,
Où tout était hiver car tout était gelé,
Le soleil ne cessait de frapper à ma porte
Parce que tu étais là.
Aurais-je donc existé avant de te connaître?
Le ciel pouvait-il donc une seule fois être bleu?
Les embruns de la nuit envahissaient mon être.
Un regard a suffi pour que tout soit radieux
Parce que tu étais là.
Je n'étais que fantôme de moi-même oublié,
Avec au coeur mésange qui ne savait chanter.
L'aurore était si terne qu'il faisait toujours nuit.
Et soudain dans mon coeur la pénombre s'enfuit
Parce que tu étais là.
Je m'effondrais en moi comme un gars de mille ans
Qui ne pourrait jamais se colorer d'espoir.
Je tâtonnais la vie en ne sachant la voir.
Ton sourire m'a donné la force d'un géant
Parce que tu étais là.
Des éclairs ne cessaient d'embroussailler ma vie.
Le tonnerre grondait au fond de mon cercueil.
Les rares éclaircies fabriquaient des linceuls.
Et tout s'est dissipé le jour où je t'ai vue
Parce que tu étais là.
Tu es lors devenue l' ABC de mes jours,
L'alphabet de mon coeur qui se remit à battre.
La raison du réveil pour te dire bonjour.
Car tout en moi vivait pour être ton idolâtre.
Parce que tu étais là.
Je renaissais aux songes d'une existence utile,
Avec des rêves fous qui tapissaient ma vie.
Je chevauchais l'azur et blanchissais la nuit
En labourant la terre d'un long sillon fertile
Parce que tu étais là.
Chaque jour que Dieu fit fut un beau jour de fête,
Mon âme s'inondait de cristaux perlés d'or.
Les fontaines d'amour s'accrochaient aux comètes
Pour pleuvoir du bonheur à ceux qui parlaient mort.
Parce que tu étais là.
Un matin de chandelle tu m'as dit"C'est fini.
Demain ne sera plus comme il est aujourd'hui.
Mon sang s'est recouvert d'une pluie de misère
Et la faux va venir pour me remettre en terre."
Tu ne seras plus là?
Je ne vis même pas une seconde passer .
Au coeur se nécrosa une peine d'amour.
Elle mourut dans un souffle et un dernier baiser.
Je la serrai contre moi pour la garder toujours.
Tu seras toujours là.
Depuis je vais je viens en ne sachant plus être.
Moi qui ne voyais plus qu'au travers de tes yeux.
J'enchaîne mon silence dans le fond de mon être,
Priant que ce fut moi qui dise bientôt Adieu.
Parce que tu n'es plus là. |
|
|
 |
 |
epervier
Age: 62
Inscrit le: 05 Juin 2008
Messages: 27
Localisation: Québec
Loisirs: compositions littéraires
|
Posté le:
02 Sep 2008 à 21:12 Sujet du message: |
  |
Indéniablement, d'immenses sentiments d'amour
qui se glissent dans un élan prodigieux, j'ai ressenti
une certaine fragilité mais une grande sincérité.
amitiés,
André, épervier |
_________________ Douce plume, guide ma main
dans tes folles aventures... |
|
    |
 |
|
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|
|